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Quelques textes...
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LadyRedbird



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MessagePosté le: Jeu 6 Oct - 08:10 (2011)    Sujet du message: Quelques textes... Répondre en citant

Hop, je me lance aussi avec quelques textes plus ou moins récents. Ils font partie d'un projet de recueil en format BD, avec sur chaque double-page un texte et une illustration, (au passage, je suis à la recherche d'illustrateurs) que j'aimerais publier un de ces jours lorsque plus de matière en mains. Ces textes sont tirés de deux sous-parties de ce projet intitulées Le Chant de Dame Lune et La Caresse du Mal.

La Passeuse de Lune

A l’aube du jour
Quand viennent les créatures de la nuit
Et que tisons ardents embrasent les chaumières
Quand dansent les bohémiennes
Les nuits âcres où résonnent les chants de Morthiane

Les lucioles redessinent ses contours
Les bois lui rendent hommage, sans un bruit
Tandis que Petite Mère la pare de son mantel d’hiver
Dès lors que Dame Lune devient sienne
Et de par le monde, comme un échos, la valse lente des gitanes

La seule rosée teinte de nuances ambrées ses atours
Elle danse son hymne à la vie, une ode à l’infini
Tandis qu’apparaît furtivement le Dieu Cerf
Et que germe sous le givre une tendre graine
Dame Lune, espiègle, emprisonne le bâton levé de Morthiane

Et, lorsque les romanichelles agitent leurs tambours
Et qu’au creux des cahutes s’endorment les amants transis
La Belle se couche aux côtés des bêtes et bruyères
Dame Lune, rassasiée, la face pleine
Veille sur La Passeuse et son monde profane

Quelques rares vagabonds, poètes et troubadours
Isolés sous les arbres en de pareilles nuits
L’ont aperçue mais souvent payé de leurs chairs
Car la Cour de Lumière défend chèrement sa Petite Reine
Nul humain pour chanter la beauté de Morthiane

Le Passage découpé, pour qui l’empreinte, nul retour
Dame Lune accueille en son sein les déserteurs de la Vie
Morthiane, la plus jeune de ses filles, obéissante mais sauvage sorcière
Passeuse de Lune, du Royaume des Morts la gardienne
Jouvencelle endormie, bordée de gentianes

Je vous rapporte cette légende à l’aube de mes jours
Tandis que sur ses pages se répand ma vie
Cette nuit, la Passeuse de Lune dansera pour moi qui pleurais naguère
Les yeux humides quand dansent les bohémiennes
Le cœur aride contemplant la valse lente des gitanes…


Dei Sororhi

Dame Lune est belle au dessus des ruelles de Terravina
Partout, pour le regard non averti, la terreur s’installe
L’âme noire de la capitale transparaît en chaque foyer
Terravina, berceau du Dei Sororhi
Seigneur des damnés

Dame Lune luit, veilleuse aguerrie, se tait, ne juge pas
D’aucun vous diraient qu’ici naissent les origines du Mal
Nulles églises mais des autels, des marbres fraîchement ensanglantés
Terravina, bastion caché du Dei Sororhi
Clameur des esprits torturés

Dame Lune nimbe de douceur les corps transis et froids
Que l'absinthe entretien, pareille au mescal
Tandis que des sous-sols, les cris retentissent, désaccordés
Terravina, chasse gardée du Dei Sororhi
Saigneur des tourmentés

Dame Lune, témoin muet de l’ultime désarroi
Qui habille de noirceur esprits ressuscités et vain espoir fœtal
Alors que tambours et cors entament des danses désarticulées
Terravina, chante son ode au Dei Sororhi
Porteur de haines désincarnées

Dame Lune m’accueille, mortelle, illuminant de gel La Voix
Elle me conduit cette nuit au devant d’un étrange carnaval
Tandis que ses prêtresses me parent d’une robe empourprée
Terravina, porteuse d’offrandes au Dei Sororhi
Salvateur et pourtant condamné

Dame Lune fredonne sa berceuse, se joue de moi
Et dans la Grande Salle, une assemblée silencieuse, mascarade infernale
Révérencieuse, je m’incline, le regard résolument baissé
Terravina soudain se tait, tel le Dei Sororhi
Qui de torpeur semble figé

Dame Lune me pare de rayons argentés, observe amusée l’éclat de sa proie
Car le suzerain s’est levé, dénoue mes cheveux, dans un râle
Relève mon visage tandis que je le toise, résignée
Terravina, cœur sombre du Dei Sororhi
Chasseur de par mon ambre embastillé…


Welcome Lili-Rose

Un cri
Au loin et pourtant si proche
L’orage gronde à ma porte en cette nuit obscure
Ma machine à écrire danse à même le plancher
Epuisée, tandis que l’inspiration tarde à venir

Je m’endors, envahi
Alors qu’une ombre, là, sous le porche
Rit de mes yeux fous que le manque de sommeil torture
Avachi, la chemise déboutonnée
Tel un ange agonisant qui aurait cessé de luire

La porte s’ouvre sur l’oubli
Ebauche des contours incertains, tandis que pelle et torche
S’invitent en mon logis armure
Deux rubis patientent, vais-je enfin me réveiller
Avec la chair de poule, je commence à sourire

Les roses volants d’une jupe fleurie
Effleurent de tendresse mes feuillets épars, l’œil reproche
Et des nuées de clochettes d’ambre pur
Susurrent à mes oreilles d’inquiétantes mélopées
Mon cœur s’ouvre, le plaisir m’emporte jusqu’à en pourrir

L’aube approche, patiente, tendre amie
Pendant que mon invitée examine de mes livres l’écorce
Des boucles cuivrées dessinent sur mes joues des murmures
Et en d’infinies volutes opalines s’exécutent de noirs souliers
En une ronde inconnue qui se targue à en languir

Le froid me garde en un monde endormi
Agité, serein, je respire son essence et pioche
L’air hagard j’entrevois enfin l’existence sans serrure
Respirant le parfum de cette âme affamée
Qui à chaque seconde ne cesse de dépérir

Créature lunaire aux allures de petite fille
Qui pour mon coeur, de tout son esprit s’écorche
Quand mes vers qui pour d’aucuns se chuchotaient, parjures
T’accueillirent en leur sein, que je soit damné
Welcome Lili-Rose, mon espoir, ma fin, mon soupir…

EDIT textes supprimés
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Dernière édition par LadyRedbird le Jeu 27 Oct - 07:09 (2011); édité 2 fois
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MessagePosté le: Jeu 6 Oct - 08:10 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Loreena Ruin
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MessagePosté le: Jeu 6 Oct - 13:32 (2011)    Sujet du message: Quelques textes... Répondre en citant

Bon, ya de la matière donc je me permets de prendre bien le temps de te lire, et je commenterais poème par poème le moment venu. Un beau projet de départ et d'après ce que j'ai survolé, tes poèmes pourraient en inspirer plus d'un.
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Loreena Ruin
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MessagePosté le: Jeu 6 Oct - 16:39 (2011)    Sujet du message: Quelques textes... Répondre en citant

Bon voilà mon premier commentaire. J'ai été assez sévère, mais surtout ne croit pas que je n'ai pas aimé l'idée, ni certaines tournures. Je m'interroge cependant : as-tu cherché à utiliser un nombre de syllabe régulier (10, 12...) ? Il ne m'a pas semblé voir de régularité, ni de véritable rime, donc j'ai supposé qu'il s’agissait de vers libres et n'ai donc pas commenté la métrique.


La Passeuse de Lune

A l’aube du jour
Quand viennent les créatures de la nuit
 
=> aube = le jour qui se lève, donc il y a une discordance puisque tu parles ensuite de la nuit.

Et que tisons ardents embrasent les chaumières
 
=> la suppression de l’article (« les » tisons ardents) pour faire « poétique » est un peu facile

Quand dansent les bohémiennes
Les nuits âcres où résonnent les chants de Morthiane
 
=> On ne comprend pas où est la phrase principale dans cette strophe, ce qui gêne pour comprendre aussi la suite.

=> Peux-tu justifier l’espace entre cette strophe et la suivante ? (même question pour toutes les strophes)
 
Les lucioles redessinent ses contours
 
=> il s’agit des contours de Morthiane si l’on suit la logique : un peu étrange pour parler d’une personne (même allégorique = la Mort)... pourquoi pas "la silhouette" ?
 
Les bois lui rendent hommage, sans un bruit
Tandis que Petite Mère la pare de son mantel d’hiver
 
=> « mantel » est un archaïsme ; on est d’accord, ça fait « suranné », mais dans ce cas, il faudrait que tout le texte soit dans la même logique. Là ça fait un peu « je veux faire vieux » sans aller jusqu’au bout.

Dès lors que Dame Lune devient sienne
 
=> « dès lors » après « tandis que » c’est très étrange. On ne comprend pas la suite d’idée, et on attend toujours le verbe principal de la phrase qui commence par « à l’aube du jour, quand viennent les créatures de la nuit »...

Et de par le monde, comme un échos, la valse lente des gitanes
 
=> Ici, tu reprends l’image des gitanes/bohémiennes pour créer une sorte de refrain, du moins est-ce mon impression. Du coup pourquoi ne pas détacher se vers de la strophe, pour marquer sa différence (en effet, tel que tu le présentes on ne comprend pas vraiment ce que les gitanes viennent faire dans la strophe).

La seule rosée teinte de nuances ambrées ses atours
Elle danse son hymne à la vie, une ode à l’infini
Tandis qu’apparaît furtivement le Dieu Cerf
Et que germe sous le givre une tendre graine
Dame Lune, espiègle, emprisonne le bâton levé de Morthiane
 
=> J’aurais ici aussi détaché le dernier vers ou mis de la ponctuation.

Et, lorsque les romanichelles agitent leurs tambours
Et qu’au creux des cahutes s’endorment les amants transis
La Belle se couche aux côtés des bêtes et bruyères
Dame Lune, rassasiée, la face pleine
Veille sur La Passeuse et son monde profane
 
=> J’ai un peu de mal avec la mode qui veut qu’on mette des majuscules partout pour créer des allégories ; si allégorie il y a, de majuscule le lecteur peut se passer.

Quelques rares vagabonds, poètes et troubadours
Isolés sous les arbres en de pareilles nuits
L’ont aperçue mais souvent payé de leurs chairs
Car la Cour de Lumière défend chèrement sa Petite Reine
Nul humain pour chanter la beauté de Morthiane
 
=> Encore une fois, je prône le détachement du dernier vers qui est en quelque sorte conclusif ; ou alors il faudrait mettre deux points ou un point au vers précédent.

Le Passage découpé, pour qui l’empreinte, nul retour
 
=> l’image du passage découpé ne me parle absolument pas ; si c’est une sorte de val sans retour ou de sentier sans fin, il y a moyen de dire cela...

Dame Lune accueille en son sein les déserteurs de la Vie
 
=> là, la majuscule ne se justifie carrément pas pour la vie, je trouve même que cela met un accent sur le mot sans que cela ait d’intérêt.

Morthiane, la plus jeune de ses filles, obéissante mais sauvage sorcière
Passeuse de Lune, du Royaume des Morts la gardienne
 
=> L’inversion nom/complément ou nom/adjectif fait très parodie de poésie précieuse ; il faut s’en méfier.

Jouvencelle endormie, bordée de gentianes

Je vous rapporte cette légende à l’aube de mes jours
Tandis que sur ses pages se répand ma vie
 
=> ces ou ses ?

Cette nuit, la Passeuse de Lune dansera pour moi qui pleurais naguère
Les yeux humides quand dansent les bohémiennes
Le cœur aride contemplant la valse lente des gitanes…
 
=> Pour la grande majorité des gens, la nuance entre gitanes et bohémiennes est quasi inexistante : du coup on a l’impression que tu utilises deux fois la même image, en plus en te contredisant légèrement : cœur aride/yeux humide : l’un suppose l’absence d’émotion ou du moins la retenue des émotions (aridité = sécheresse) tandis que l’autre suppose au contraire un trop plein d’émotion (yeux humide = tristesse).
 
 
Ce premier poème est un peu maladroit il me semble, même s’il parle à notre imaginaire (ce que je trouve bien). On ne comprend notamment pas le pourquoi du découpage en strophe puisque les phrases semblent souvent se poursuivre sur deux ou trois strophes, et qu’il n’y a pas forcément d’unité de sens dans une même strophe. En revanche, le poème semble fonctionner avec des refrains (retour de la nuit, des gitanes et de Morthiane, fréquents) qui ne sont pas mis en valeurs : j’aurais peut-être joué sur ces retours thématiques pour la forme, plutôt que de m’enfermer dans des strophes qui ne signifient pas grand chose. Autre maladresses : les inversions adj/nom, l’usage d’un unique archaïsme, et les majuscules, autant de procédés visant à faire « poétique » sans l’être vraiment. Tu as un univers si riche que je trouve cela vraiment dommage de jouer sur de tels artifices alors que tu peux mettre en valeur ton texte tout autrement !
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Loreena Ruin
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MessagePosté le: Jeu 6 Oct - 16:44 (2011)    Sujet du message: Quelques textes... Répondre en citant

Et comme c'est facile de critiquer sans se mouiller, voilà une petite réécriture que je me suis permis de faire, non parce qu'elle est mieux (elle ne reprend notamment pas certains éléments importants comme la parenté entre Dame Lune et Morthiane), mais parce que j'ai tenté d'éliminer ce que je trouvais un peu "lourd". Je précise que ce n'est absolument pas mon style habituel donc c'est plus une tentative de te montrer ce que je voulais dire qu'autre chose :S :

EDIT : suppression avec excuses sincères.
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Dernière édition par Loreena Ruin le Jeu 6 Oct - 21:53 (2011); édité 1 fois
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Thomas_D
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MessagePosté le: Jeu 6 Oct - 17:06 (2011)    Sujet du message: Quelques textes... Répondre en citant

Loreena Ruin,
J'ai trouvé ta critique un brin sévère mais très argumentée et au final très constructive.
Cependant, à mon humble avis l'exercice consistant à réécrire l'oeuvre de la personne qui poste ici une création pour recevoir un avis a quelque chose d'humiliant. Je me doute que ce n'était pas ton but, mais la sensibilité des artistes est telle que LadyRedBird pourrait être choquée que tu te permettes de montrer "ce qu'aurait dû être son texte si elle savait écrire" (avec plein de guillemets).

J'ai beau jeu de dire ça, moi qui n'aurait pas su faire une critique aussi complète... Mais enfin, pour avoir l'expérience de quelques cercles d'auteur, je te prie de croire que le principe de reformuler à la place de l'auteur n'est généralement pas bien vu, et j'encourage tout le monde ici à pointer les défauts et les qualités en évitant de se substituer à l'auteur, sauf éventuellement quand l'exemple est le seul moyen de faire passer une idée précise.

Ceci dit, Loreena, j'espère que tu continueras à donner ton avis sur les textes, car ton oeil acéré sera fort utile.


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LadyRedbird



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MessagePosté le: Jeu 6 Oct - 17:44 (2011)    Sujet du message: Quelques textes... Répondre en citant

Oh fichtre, diantre, carabistouille, foutrailles de merle et salopiauds à roulettes ! Tu viens de dénaturer, casser toute la poésie et faire dire tout autre chose à ce texte que mes inspirations de départ !!! Attention, ne crois pas que je refuse la critique, bien au contraire, et je sais que mes textes sont imprégnés de maladresses mais les libertés que tu as prises me coupent dans mon élan ; on en reparle demain, là je dois me sauver mais, aie, paie ta grosse claque dans le faciès là tout de suite !!! (dans le mien hein, loin de moi l'idée de t'agresser d'une quelconque manière)
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Loreena Ruin
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MessagePosté le: Jeu 6 Oct - 21:52 (2011)    Sujet du message: Quelques textes... Répondre en citant

Je m'empresse de supprimer cette réécriture et m'excuse platement. Je me rend compte de ma propre maladresse à ton égard LadyRedbird.

@ Thomas : j'étais au courant que les réécritures étaient mal vues ; mais d'expérience, cela peut parfois donner des idées, même si on aime pas forcément voir son texte réécrit  et donc forcément dénaturé (j'ai moi-même été "réécrite" ou plus ou moins pastichée par des amis ou des membres de forum, quelques fois) ; de plus,  j'avoue que le texte m'avait inspirée (peut-être pas dans le bon sens, je m'en excuse auprès de l'auteure et répète que je n'étais pas non plus dans mon élément favoris). Par contre, dans la mesure où tout le monde ne viendra pas lire ton post, peut-être est-il utile de préciser dans la rubrique "ce qu'il faut savoir" la "politique" du cercle littéraire : quel genre de com' on attend, éviter les réécritures, quel genre de texte on espère lire, sous quelle forme... etc... (en restant large cela va de soi).

EDIT

Par ailleurs, je ne cherche pas le débat, et reconnais que j'ai peut-être attaché plus d'importance à la forme et à la cohérence qu'au fond (l'histoire, l'allégorie tout ça). Ne te sens pas obligée d'expliquer ce que tu as voulu faire : d'autres que moi pourront évidemment avoir mieux compris et te faire d'autres commentaires (plus) pertinents. Mon avis n'est qu'un avis, et ne vaut que comme tel !
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LadyRedbird



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MessagePosté le: Ven 7 Oct - 08:20 (2011)    Sujet du message: Quelques textes... Répondre en citant

Donc, pour répondre à ton argumentaire, voilà ce qu'il en est :

D'une part, je te remercie pour ta longue critique détaillée, même sévère, c'est grâce à ce genre de développements que l'on avance, en écriture comme ailleurs, et ne croyez surtout pas que je ne sois pas disposée à écouter les avis de chacun, loin de là ! Je ne serais pas ici si je n'étais pas disposée à entendre même le plus négatif au sujet de mes textes.

En revanche, effectivement, prendre le texte de quelqu'un, le réécrire à sa sauce et lui retourner en pleine figure sans son consentement et hors projet collectif me paraît sommes-toutes cavalier, maladroit et "prétentieux". La surprise et la colère passée, j'ai bien compris et entendu ta démarche et tes motivations, mais fais tout de même attention avec ce genre de procédés, tu pourrais en heurter plus d'un(e)...

Pour te décrire ce que j'ai pu ressentir, je vais utiliser une image, c'est comme si tu m'avais extirpé les intestins pour en faire de jolis petits chiens de foire et autres figures dans tes tons, couleurs et formes de prédilections, pour ensuite me les refourrer dans le bide alors que ce ne sont plus les miens ; ton corps les rejette et tu ne sais plus quoi en faire. Je m'implique tellement dans chacun de mes textes, même dans les moins aboutis que c'est à quelque chose près ce que je ressens face à ce genre de démarche maladroite bien que dénuée de mauvaises intentions, je l'ai bien compris.

D'autre part, et là, la faute m'en incombe je le reconnais, ne cherchez absolument pas de forme, de vers comptés, de syllabes étudiées dans mon écriture. J'écris comme je suis, c'est à dire impulsivement, comme les idées me viennent, sans me préoccuper des règles types d'écriture et des procédés standards en poésie. Il est donc inutile de compter et décortiquer chacune des phrases selon les principes de base, je n'écris pas de cette façon. Maintenant, je reconnais bien volontiers que cela puisse influer même négativement sur certains textes et te déranger dans ta compréhension de l'ensemble, mais je privilégie toujours l'histoire, les images qui m'apparaissent et la poésie spontanée, dénuée des contraintes "scolaires" et formatées. Et autant je suis avide d'écouter vos remarques et d'en tirer le meilleur pour améliorer le rendu des textes, autant je ne suis absolument pas disposée à changer ma façon d'écrire au profit des fantaisies de chacun.

Imagine que chaque personne, douée de sa propre perception du texte, s'amuse à le réécrire à sa façon (enfin, dis comme ça, ça paraît positif puisque ça a déjà donné de très bons bouquins), que chacun impose plutôt violemment ses propres conclusions et attentes, crois-tu que l'auteur ne puisse pas se sentir quelque peu bafoué(e) au passage ? Après, encore une fois, je ne t'en tiens pas rigueur, je mets ça sur la compte de ta (sans doute, je ne te connais pas) jeunesse volontaire et sur le coup d'une impulsion créative, mais voilà, tu l'as très bien expliqué dans tes excuses et compris plus tard, la réappropritation totale d'une création par autrui peut vraiment déranger, surtout lorsqu'on en change toute l'inspiration de départ...

Enfin, loin de moi l'idée de semer le trouble etc, j'espère sincèrement que tu n'hésiteras pas à donner ton avis par la suite et que nous allons pouvoir discuter poésie, textes et tout autre projet sans prises de tête de façon constructive.

Sans rancune ?
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Jackal
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MessagePosté le: Ven 7 Oct - 08:26 (2011)    Sujet du message: Quelques textes... Répondre en citant

Nous avons là un cas typique de critique écrite: Il n'y a pas le ton de voix et je pense que dans ce genre de cas, un petit coup de fil entre vous deux règlera pas mal de problêmes. Savoir comment parle quelqu'un qui a une remarque à vous faire, ça change tout de suite la donne.
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Loreena Ruin
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MessagePosté le: Ven 7 Oct - 09:18 (2011)    Sujet du message: Quelques textes... Répondre en citant

Je ne me sens absolument pas agressée par les propos de LadyRedbird ; je tiens cependant à revendiquer que mon erreur n'est pas du tout due à ma jeunesse et à mon inexpérience mais à de la bêtise pure et probablement à l'oubli (et c'est pour cela que je m'excuse sincèrement) qu'il y a toujours une personne derrière un texte, et que cette personne peut l'avoir vraiment très fort investi, comme si c'était un peu son "protégé". La sensation "viscérale" que décrit LadyRedbird en est bien la preuve. Je ne recommencerais plus.

LadyRedbird si tu veux reparler de cette histoire, tu peux me contacter par mp ; j'ai bien droit à une petite punition et je ne t'en voudrais pas.

Plus constructivement, je te rappelle que je n'ai pas dit que tu devais écrire d'une manière ou d'une autre (je suis notamment assez hermétique aux vers "classiques" donc la forme plus "libre" que tu as choisie récolte mon approbation). Cependant écrire en vers libres, ne veut pas dire ne respecter aucune règles : au contraire, c'est ce genre de démarche qui demande le plus d'unité, unité que tu dois trouver toi-même et sur laquelle ton lecteur doit pouvoir se reposer pour adhérer à ton oeuvre. Si tu veux publier tes textes, il faut que tu penses aussi en fonction du lecteur, pas que de toi-même. Le lecteur n'est pas dans ta tête, il est dans la sienne et quand il te lit, il cherche à s'investir dans ton texte, à le "vivre" : il faut donc qu'il ait l'impression que rien n'est laissé au hasard et que, même s'il rencontre un style nouveau, voire dérangeant, gênant, qui le change de ses petites habitudes, il finisse par y trouver des constantes, à en comprendre le fonctionnement (au moins partiellement) pour pouvoir s'y attacher.

Je maintiens mes autres commentaires : ce n'est pas parce qu'on est en poésie qu'on peut "tout" faire ; une écriture impulsive (que je comprend et revendique, écrivant moi-même parfois en écriture automatique) ne signifie pas qu'il ne faut pas revoir, retravailler, son texte après coup pour l'améliorer et faire notamment ressortir l'émotion, l'histoire première qui est à son origine et qui peut parfois être noyée dans un trop plein de mots. Par ailleurs, au fil de l'écriture, l'idée de départ peut évoluer et du coup il faut aussi savoir remettre le poème "en ordre" le faire changer de cap, surtout quand tu racontes une histoire, pour ne pas perdre ton lecteur au milieu de sa lecture en lui imposant toutes les idées que tu as eu, qui se superposent et s’entremêlent. Cependant, je dois reconnaître que tu travailles tes poèmes comme un ensemble, un peu comme un roman et donc que certaines références (le Dieu Cerf et Le Cercle de Lumière entre autre) trouveront une explication par la suite. J'ai lu ton poème comme une unité de sens qui pourrait se lire sans connaître l'histoire qu'il y a derrière et là c'est peut-être une erreur de ma part. Peut-être serait-il intéressant que tu nous donnes le cadre de ton histoire ?
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LadyRedbird



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MessagePosté le: Ven 7 Oct - 11:04 (2011)    Sujet du message: Quelques textes... Répondre en citant

@ Jacqual :
Je repréçise encore une fois que ce n'est pas la critique que j'ai mal vécu, dans la mesure où elle est construite et intelligente ; c'est le fait de réécrire tout mon texte de A à Z et de le poster avec sa griffe comme il aurait pu être selon la perception d'autrui. Je suis très ouverte aux critiques, surtout les négatives puisqu'elles permettent d'avancer mais n'apprécie pas, comme j'imagine la plupart d'entre vous, qu'on "s"approprie" mon travail et fasse dire tout son contraire à mes mots sans m'en informer au préalable. Mais, je pense que la chose est claire pour toutes deux maintenant et il n'est point besoin de polémiquer pendant des heures, la précision me semblait toutefois utile avant d'éviter les malentendus à l'avenir. Je m'excuse par avance de passer pour une chieuse, j'ai de fortes racines italiennes du côté paternel et basques du côté maternel donc j'explose aussi vite que je ne me calme quand on appuie un tantinet sur les sujets qui me touchent de très près ^^).

@ Loreena Ruin :
Que neni, loin de moi l'idée de te "punir", encore une fois, j'apprécie vraiment ta sincérité et ta critique fortement argumentée et construite, complètement justifiée pour certains passages.
Ensuite, bien entendu, nous partageons le même point de vue sur la perception du lecteur, et je suis consciente de ne pas encore parvenir (en général) à le faire entrer dans mes univers (enfin, j'ai déjà récoltés des "Oh, c'est trop bon ce que tu fais" mais c'est une marque, quoique sympa, fort peu utile et constructive dans tous les domaines artistiques d'ailleurs). Donc il va de soi qu'il me reste encore plein de choses à développer, et je sais que tu n'as pas dit que je devais écrire de telle ou telle manière, mais le fait que tu réécrives pour moi l'intégralité de ce texte prettait sèvéverement à confusion, on ne va pas se confondre en excuses une énième fois toutes deux, l'affaire est close.
Et oui, comme tu l'as pressenti ensuite, mes poèmes sont travaillés avec une ligne directrice sous-jascente bien que parfois complètements différents, certains thèmes reviennent très pour ne pas dire trop souvent, et je te conseille de lire l'ensemble pour avoir une véritable perception de ma plume.
Et je te remercie de maintenir tes commentaires et opinions, ce n'est pas parce qu'on est pas toujours sur la même longueur d'ondes qu'il faut renier ce qu'on pense on l'on est, donc c'est très bien et constructif que cet échange aboutisse au final à quelque chose de réfléchi qui permette d'avancer sans parsemer de morts les pages de ce forum ^^).
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" Chacun a en lui son petit monstre à nourrir. " Madeleine Ferron


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Thomas_D
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MessagePosté le: Sam 8 Oct - 11:08 (2011)    Sujet du message: Quelques textes... Répondre en citant

Affaire classée Smile.


Il est vrai qu'il serait utile d'ajouter un post par ici avec quelques consignes pour le bon fonctionnement de la section littéraire. Par exemple :

- Ne pas dépasser 15000 signes espaces comprises.
- Attendre d'avoir eu quelques retours avant de poster la suite ou bien d'autres extraits.
- les extraits d'une même œuvre doivent être postés dans le même fil.

On pourrait ajouter qu'il est nécessaire que l'extrait ait subi une correction orthographique attentive ; les lecteurs auront du mal à se concentrer sur le contenu et sur le style s'il y a une faute à chaque phrase.

Mon cher Jackal, peut-on créer un post-it qui donnerait ces consignes ?


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Loreena Ruin
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MessagePosté le: Sam 8 Oct - 12:39 (2011)    Sujet du message: Quelques textes... Répondre en citant

Dei Sororhi

Dame Lune, témoin muet de l’ultime désarroi
Qui habille de noirceur esprits ressuscités et vain espoir fœtal

=> Même remarque que dans le texte précédent sur la suppression du "les" devant "esprits"; cependant, je dois reconnaître que je n'y avais pas prêté attention avant ma deuxième lecture, donc ça "passe".
 
=> une remarque pour la lisibilité et les sonorités : « vains espoirs » [vinzéspoir] passe mieux que « vain espoir » à part si tu pars du principe qu’on fait la liaison (prononciation « vaine espoir » du coup, mais qui me semble incorrecte, à voir).
 
=> « Fœtal » n’ajoute pas forcément quelque chose au sens et alourdi un peu la phrase.
 
Alors que tambours et cors entament des danses désarticulées
 
=> attention, dé/dan/dé un peu lourd : pour quoi pas « leurs danses désarticulées » ? l’allitération en « d » est suffisamment sensible je trouve.

Terravina, chante son ode au Dei Sororhi
Porteur de haines désincarnées

Dame Lune m’accueille, mortelle, illuminant de gel La Voix
 
=> attention, telle que ta phrase est présentée, il y a une ambiguïté sur le nom auquel se rapporte « mortelle » (je suppose qu’il se rapport à « moi » et non à la Lune qui est je pense immortelle à moins que tu veuilles dire qu’elle est « mortelle » dans le sens de « mortifère ») Bref il faudrait éclaircir la chose.
 
Elle me conduit cette nuit au devant d’un étrange carnaval
Tandis que ses prêtresses me parent d’une robe empourprée
Terravina, porteuse d’offrandes au Dei Sororhi
 
=> Petit soucis pour moi ici (je suis peut-être débile) mais j’avais cru comprendre que Terravina était un lieu et là, on dirait que tu l’assimiles au « moi » (Terravina= je) ce qui est perturbant.

Salvateur et pourtant condamné

Dame Lune fredonne sa berceuse, se joue de moi
Et dans la Grande Salle, une assemblée silencieuse, mascarade infernale
Révérencieuse, je m’incline, le regard résolument baissé
 
=> Problème de ponctuation à mon sens : si je lis ces deux vers à la suite je comprends d’abord « mascarade infernale, révérencieuse » (ce qui n’a pas de sens on est d’accord, j’ai bien compris que c’est « je » qui est révérencieuse) : à la lecture il y a ambiguïté.
 
=> Ré/re/ré (Révérencieuse/regard/résolument) : encore une allitération un poil lourde mais là je suis tatillonne, ça ne gêne pas vraiment la lecture.
 
Terravina soudain se tait, tel le Dei Sororhi
 
=> Ah là j’ai compris, il s’agit de l’assemblée qui est assimilée à Terravina. Reste l’ambiguïté signalée précédemment.

Qui de torpeur semble figé
 
=> Hum, « torpeur » = « engourdissement (des facultés physiques ou mentales) » (selon le wikidico), je ne sais pas si c’est bien ce que tu as voulu dire (j’avais dans la tête que la torpeur était due à une émotion intense comme la terreur ou la stupéfaction, ce qui me paraissait étrange de la part d’un « Saigneur », comme tu l’appelles, presque un Dieu. Je l’imagine plutôt impassible.

Dame Lune me pare de rayons argentés, observe amusée l’éclat de sa proie
Car le suzerain s’est levé, dénoue mes cheveux, dans un râle
Relève mon visage tandis que je le toise, résignée
Terravina, cœur sombre du Dei Sororhi
Chasseur de par mon ambre embastillé…
 
=> Beau dernier vers dont je ne comprends pas tout le sens (ambre ? ombre à la limite mais ambre ça renvoie à quoi ?)

Un texte bien plus clair dans sa formulation et lisible selon moi que le précédent ; j'ai même eu quelques frisson tout à la fin en m'interrogeant sur le sort qu'on réserve à celle qui semble être destinée au sacrifice. Bref, pour le coup, ça fait travailler l'imagination. Ne t'étonne pas de l'absence dans mon commentaire des premières strophes : je n'avais rien de particulier à leur reprocher.




EDIT : SUITE





Welcome Lili-Rose


=> Je tique immédiatement sur le titre : pourquoi l’anglais ? Si ce texte fait partie du même projet que Dame Lune, ça ne va pas. Mais j’ai plutôt l’impression que tu as mélangé dans cet échantillon des extraits de tes deux projets (certains poèmes ayant un ton différent et des titres en anglais) Si j’ai raison, peut-être peux-tu éditer ton post juste pour ajouter de quel projet chaque poème est issu. En tout cas, je pense que ça facilitera les com’.
 
Un cri
Au loin et pourtant si proche
L’orage gronde à ma porte en cette nuit obscure
Ma machine à écrire danse à même le plancher
Epuisée, tandis que l’inspiration tarde à venir

Je m’endors, envahi
Alors qu’une ombre, là, sous le porche
Rit de mes yeux fous que le manque de sommeil torture
Avachi, la chemise déboutonnée
Tel un ange agonisant qui aurait cessé de luire
 
=> moui pour le dernier vers qui est un poil cliché. Je trouve le reste pas mal.

La porte s’ouvre sur l’oubli
Ebauche des contours incertains, tandis que pelle et torche
S’invitent en mon logis armure
 
=> ah non ! « en mon logis »  c’est bien trop vieillot dans l’ambiance machine à écrire et insomnie !

Deux rubis patientent, vais-je enfin me réveiller
 
=> Je veux bien qu’il rêve mais ya 5 sec tu disais qu’il était insomniaque.

Avec la chair de poule, je commence à sourire

Les roses volants d’une jupe fleurie
 
=> Inversion adj/nom qui fait hyper précieux ne va pas avec l’ambiance qui commence à se dessiner, ni avec le ton que tu avais lancé au début que je trouvais très accrocheur. « Les volants roses d’une jupe fleurie » c’est pas bien ?

Effleurent de tendresse mes feuillets épars, l’œil reproche
Et des nuées de clochettes d’ambre pur
Susurrent à mes oreilles d’inquiétantes mélopées
Mon cœur s’ouvre, le plaisir m’emporte jusqu’à en pourrir
 
=> j’aurais divisé ce vers un peu long en deux « Mon cœurs s’ouvre, le plaisir m’emporte/Jusqu’à en pourrir. » L’image aurait été plus marquante, la rupture plus saisissante.

L’aube approche, patiente, tendre amie
Pendant que mon invitée examine de mes livres l’écorce
Des boucles cuivrées dessinent sur mes joues des murmures
Et en d’infinies volutes opalines s’exécutent de noirs souliers
 
=> « infinies volutes opalines », « noirs souliers » ... OMG c’est lourd ! J Et puis le « et » en début de vers qui sert pas à grand chose.

En une ronde inconnue qui se targue à en languir
 
=> Moi pas avoir compris. Ça très bizarrement formulé. Une ronde qui se targue ? qui se targue à en languir ? Mais bon sang, ça veut dire quoi ?

Le froid me garde en un monde endormi
Agité, serein, je respire son essence et pioche
 
=> Je ne sais pas ce que « je » pioche, si c’est une carte ou dans un tas de caillou mais en tout cas je ne sais pas ce que ça vient faire là.

L’air hagard j’entrevois enfin l’existence sans serrure
 
=> Chapeau ! très belle image. Je l’aurais mieux mise en valeur en éliminant l’élément descriptif (« L’air hagard ») qu’on peut deviner. Et puis bon, depuis quand on juge nos « airs » dans un discours à la première personne ? Dans ton journal intime tu écris pas « Aujourd’hui, l’air passionnée, j’ai embrassé mon copain » tu écris plutôt directement « Aujourd’hui j’ai embrassé passionnément mon copain », non ? (exemple qui se veut débile, on est d’accord)

Respirant le parfum de cette âme affamée
Qui à chaque seconde ne cesse de dépérir

Créature lunaire aux allures de petite fille
Qui pour mon coeur, de tout son esprit s’écorche
Quand mes vers qui pour d’aucuns se chuchotaient, parjures
 
=> « qui pour d’aucuns » tu es sure que le « pour d’aucuns » apporte du sens ? « Quand mes vers qui se chuchotaient, parjures » ou « Quand mes vers qu’on osait à peine chuchoter » c’est pas aussi bien ?

T’accueillirent en leur sein, que je soit damné
 
=> que je « sois »


Welcome Lili-Rose, mon espoir, ma fin, mon soupir…


Un début attrayant mais le poème perd en force au fur et à mesure. Beaucoup de mots qui noient à mon sens l'émotion et ne mettent pas toujours en valeur certaines images très belles. Je préfère cependant largement le ton et le parti-pris de ce poème aux deux précédents : il me touche nettement plus et semble plus "mature", plus élaboré.
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MessagePosté le: Mer 26 Oct - 14:12 (2011)    Sujet du message: Quelques textes... Répondre en citant

Diantre, et dire qu'on m'avait conseillé de m'intéresser à votre association pour sa motivation et sa tolérance. Il y a critique et critique, et là, ce que je constate ferait désespérer tous les auteurs en herbe.

Heureusement que certains auteurs ont publié sans se soucier des gens qui les jugeaient "hors clous" de la sacro-sainte bienséance littéraire....

C'est dommage Loreena Ruin ce que vous faites. On aurait pu croire qu'après la première levée de boucliers, vous vous seriez tenue tranquille, mais vous n'avez pas pu vous empêcher de réitérer avec le chapitre "critiques soit disant constructives". Comment réagiriez-vous si on prenait un de vos poèmes et qu'on lui fasse subir le même traitement sans vous demander votre consentement ? Je ne juge pas de la qualité (ou de la médiocrité) littéraire de LadyRebird. Mais ce genre de remarques très scolaires auraient pu être faites à haute voix où par message privé, surtout après le débat engendré par les 1ères remarques. Alors où vous n'avez pas une petite idée de votre niveau littéraire, où vous n'aimez pas du tout la patte de cette auteure (je postule que Lady Rebird est une dame dans la vraie vie).

Certes, on pourrait m'objecter que cette fois, vous n'avez pas réécrit tout le texte, mais le résultat est identique : mal aux tripes pour l'auteure. Et les points positifs passent complètement inaperçus après la louche de "pas comme ci, pas comme ça, ça passe (quelle condescendance)".

Bref, ceci dit, je passe mon chemin.
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LadyRedbird



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MessagePosté le: Jeu 27 Oct - 07:48 (2011)    Sujet du message: Quelques textes... Répondre en citant

Voilà pratiquement 15 jours que je n'avais parcouru les posts du forum étant très prise par mon travail et à mon retour, surprise, ça continue à balancer...
@ Fabioladetoulaba, je ne sais pas qui tu es ni tes motivations, nous serions-nous déjà rencontré(e)s ?
@ Loreena Ruin, au regard de tes nombreux "Pourquoi telle formulation ou tels procédés?" j'aurais bien envie de répondre "Et pourquoi pas ?".
Mais ce qui est certain, c'est que je vais m'en tenir à mes habitudes de départ, c'est à dire à continuer d'échanger des critiques et textes en rencontrant d'autres plumes en chair et en os, des gens adultes, ouverts d'esprits et réfléchis qui arpentent les chemins de traverse.
Cette expérience prometteuse au départ n'engendrant que des polémiques ou commentaires acerbes, vous me pardonnerez ou non de poursuivre mon projet d'écriture en des lieux moins hostiles que le net, j'ai passé l'âge de ces gamineries et chianlies d'adolescents.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:50 (2017)    Sujet du message: Quelques textes...

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