Association Culturelle Les Spectres

Le test

 
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krapox
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MessagePosté le: Dim 19 Fév - 10:55 (2012)    Sujet du message: Le test Répondre en citant

Bonjour les Spectres !

Une nouvelle nouvelle vous vêle, non pas une vache mais moi-même. Ce matin, elle m'est venue et à présent, je vous demande ce que vous en pensez. Deux pages de lecture.

http://www.sendspace.com/file/mr9nau

Critiques bienvenues !
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MessagePosté le: Dim 19 Fév - 10:55 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Thomas_D
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MessagePosté le: Dim 19 Fév - 17:37 (2012)    Sujet du message: Le test Répondre en citant

Salut Krapox.

Pour que ce soit plus simple pour tout le monde de jeter un oeil à ton texte et d'en faire une beta lecture, je te conseille de suivre les consignes donnés ici : http://les-spectres.ze-forum.com/t19-ici.htm, à savoir de mettre ton texte (pas trop long...) dans un post directement sur le forum.
Seuls les membres inscrits sur le forum pourront le lire.
Merci bien.


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krapox
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MessagePosté le: Lun 20 Fév - 08:34 (2012)    Sujet du message: Le test Répondre en citant

Il est bien écrit de poster avec un pdf ou word...

Les Spectres a écrit:
Pour tous les textes, veillez à les préparer sur un fichier word ou pdf dont vous permettrez le téléchargement sur le forum. Cela offrira une meilleure lecture.


Chef d’atelier : Thomas C. Durand



J'ai créé un post directement dans le forum : Le test.

N'ai-je pas compris certaines consignes ?
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Felwynn
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MessagePosté le: Lun 20 Fév - 11:42 (2012)    Sujet du message: Le test Répondre en citant

Ce que Thomas veut dire, c'est qu'il faut que tu copies le texte dans le forum, et que tu mettes un lien pour télécharger le fichier texte à côté. Faut les deux quoi^^
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Mais pas trop.


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krapox
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MessagePosté le: Lun 20 Fév - 12:04 (2012)    Sujet du message: Le test Répondre en citant

Oh ok Embarassed

Voici le texte, mis en page sous citation pour faciliter la lecture :

Citation:
Le test


Il sort de l’hôtel de ville, il faut aller vite. Il doit couper du bois pour alimenter la scierie qui fournira le bois nécessaire à l'équipement des casernes militaires. L'ennemi se rapproche. Il faut couper plus vite, plus vite, plus vite... Il ne se rappelle pas avoir été plus stressé que cet instant. Toutefois, il se sent fier. Sans lui, la ville serait sûrement condamnée. Et cela lui donne du courage. Il se dépasse comme jamais ! Le bois tombe sous ses coups de hache puissants qui résonnent dans la vallée.

Alors qu'il achève le dernier arbre avant de retourner à la scierie, il est surpris par un homme qui se cachait derrière celui-ci.
– Psst ! L'interpelle-t-il.
– Qui êtes-vous ? Que faites-vous caché là ?
– Je suis un bûcheron comme toi, lui répond-il en chuchotant assez fort pour qu'il l'entende mais sans toutefois alerter d'autres bûcherons.
– Mais pourquoi tu ne débite pas ton bois ? L'ennemi approche ! Hâte toi !
– Je ne coupe plus depuis longtemps. Ils m'ont oublié, je crois. Quel est ton premier souvenir ?
Il ne réfléchit pas vraiment et préfère l'ignorer pour ramener au plus vite son bois. La ville a trop besoin de lui.

Trop tard ! Il découvre sa ville ravagée. Plus aucun bâtiment. Que des tas de cendres. La fierté laisse soudain place à l'angoisse, puis la peur. Les sentiments le traverse sans qu'il ne puisse les maîtriser. Il devrait être heureux d'avoir été épargné, mais il se sent terriblement seul tout à coup. Il a l'impression d'avoir été abandonné. Que peut-il donc faire, à présent ?

– Psst ! Hey !
Il sort de sa torpeur, pour se retourner vers l'orée du bois, où se terre toujours l'étrange individu. Il se demande ce qu'il lui veut mais ne le craint pas vraiment, sans trop savoir pourquoi. Il le rejoint donc aussitôt dans la forêt.
– Comment cela a-t-il pu se produire aussi vite ? Questionne-t-il l'homme étrange.
– C'est déjà arrivé et ça se produira encore, et encore. Je suis le survivant de la dernière attaque. Comme toi, j'ai échappé à la mort. Sauf que moi...
Il lui révèle alors son dos, lacéré de part en part, puis reprend :
– Ils m'ont laissé un souvenir, termina-t-il avec un sourire.
– Les monstres !
Après une pause, il continue :
– Et... à quoi ressemblent-ils ?
– Tu ne les as jamais vu ?
– Non.
– Tu as bien de la chance. Ils nous ressemblent, en fait. Sauf qu'ils ne sont pas vêtu comme
nous et sont équipés d'armes bien plus puissantes que les nôtres.
– Des épées mieux aiguisées ?
– Oh non ! Des armes qui explosent, qui déclenchent le tonnerre !
– Ah... Et comment ça, « pas vêtu comme nous » ?
– Tu as remarqué que nous deux...
– Nous deux ?
– Tu ne remarques rien ?
Il se dandine alors devant lui. Puis, consterné, se place à côté de lui et tire sur ses vêtements.
– Aaaaah ! Lâche-t-il enfin dans un long soupir. On a tous deux des vêtements épais et solides pour se protéger des copeaux et du froid.
– Mais non ! Tu ne remarques pas que nous sommes tous les deux vêtu de rouge ?! Hurle-t-il,
agacé.
– Oh ben si, maintenant que tu le dis. C'est vrai qu'on est vêtu de la même façon.
Complètement.
– Et oui. Nous sommes de la même ville. Sauf que moi, je suis de la précédente.
Il ne comprend pas vraiment, mais sais que cet homme étrange l'est de plus en plus. Cependant, il sent qu'il va avoir besoin de son expérience pour la suite. C'est pourquoi il coupe court à ses divagations.
– Et que faisons-nous maintenant ?
– Comment ça ?
– Ben, où allons-nous ? Il faut bâtir une nouvelle ville, n'est-ce pas ? Qu'as-tu fait après la destruction de ta ville ?
– Euh... Je me suis caché ici, dans cette forêt.
– Comment... Mais qui a créé ma ville ?
– Quel est ton premier souvenir ?
– Qu'entends-tu par là ?
– De quoi te souviens-tu ? Comment tu as apparu dans cette ville ?
– Je suis évidemment né ici !
– Mais quand...
C'est alors qu'une explosion se fait entendre non loin d'eux.
– Fuyons ! S'exclament-ils ensemble, tous deux trop effrayés par ce qui pourrait arriver.

Il court le plus vite possible. Soudain, des bruits violents suivis de sifflements. L'écorce des arbres explose autour d'eux.
– AAAAArgh !
L'homme étrange est touché ! Il est tombé. Pas le temps de s'inquiéter. Il ne faut pas s'arrêter. Il est maintenant de l'autre côté de la forêt. Mais la forêt le protège, il ne faut pas en sortir. Que faire ? De nombreux hommes sont derrière lui, leurs armes sont, comme il le lui avait dit, dévastatrices. Il ne peut revenir en arrière. Il sort alors du bois...

Le rouge est présent sur tous les bâtiments et les habitants de cette ville qui s'étend devant lui. Il y en a donc d'autres. Il a soudain le sentiment qu'il faut à nouveau couper du bois. Il a bien sûr toujours sa hache, et peut donc reprendre sa tâche. Il commence à frapper un tronc. Mais le souvenir de cette poursuite lui revient, la mort de l'homme étrange. Ses vêtements identiques. Il était bûcheron aussi. De la même ville, non ! De la précédente. Détruite également. Il coupait du bois pour sa ville lorsqu'il a rencontré l'homme étrange. Il se pressait pour sauver sa ville. Il est sorti de l'hôtel de ville... Mais avant... Rien. Aucun souvenir.

Il est maintenant entre les ennemis et cette ville pour laquelle il coupe du bois... et meurt.

– Oh mon dieu ! Tu viens de tuer mon bûcheron.
– Oui, tu n'as aucune chance de revenir dans la partie, je crois.
On découvre trois hommes autour d'une boule.
– En effet, ton jeu n'est pas bien fait. Une fois qu'un joueur a pris l'avantage, et a franchi les
âges, les autres traînent derrière et ne font que survivre.
– Oui, c'est ce que je craignais.
Un quatrième arrive.
– Que faites-vous ?
– On teste un jeu de Ludo.
– Encore un. Je peux participer ?
– Je te le déconseille ! Ça fait déjà plusieurs millions d'années qu'on a commencé cette partie. Je trouve que ça fait un peu long, pour un jeu de gestion.

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Loreena Ruin
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MessagePosté le: Lun 20 Fév - 13:05 (2012)    Sujet du message: Le test Répondre en citant

Bon j'ai lu avec plaisir, je trouve que cette courte nouvelle contient tous les ingrédients nécessaires pour plaire ; elle est tout à fait dans le même esprit (au niveau rythme, découpage... etc) que la nouvelle de Bradbury "Le Dragon" que j'adore (si vous voulez la lire, elle est en "spoiler"). Je n'ai pas le temps de faire de corrections (quelques petites reformulations seraient bienvenues), mais je suis plutôt enchantée par ce petit texte.

D'ailleurs, ça me donne des envies tout ça... Je vais poster un topic dans "projets à soumettre" pour un recueil de nouvelles.

LE DRAGON



Le vent de la nuit faisait frémir l’herbe rase de la lande ; rien d’autre ne bougeait. Depuis des siècles, aucun oiseau n’avait rayé de son vol la voûte immense et sombre du ciel. Il y avait une éternité que quelques rares pierres n’avaient, en s’effritant et en tombant en poussière, créé un semblant de vie. La nuit régnait en maîtresse sur les pensées des deux hommes accroupis auprès de leur feu solitaire. L’obscurité, lourde de menaces, s’insinuait dans leurs veines et accélérait leur pouls.

Les flammes dansaient sur leurs visages farouches, faisant jaillir au fond de leurs prunelles sombres des éclairs orangés. Immobiles, effrayés, ils écoutaient leur respiration contenue, mutuellement fascinés par le battement nerveux de leurs paupières.
À la fin, l’un d’eux attisa le feu avec son épée.
- Arrête ! Idiot, tu vas révéler notre présence !
- Qu’est-ce que ça peut faire ? Le dragon la sentira de toute façon à des kilomètres à la ronde. Grands Dieux ! Quel froid ! Si seulement j’étais resté au château !
- Ce n’est pas le sommeil : c’est le froid de la mort. N’oublie pas que nous sommes là pour...
- Mais pourquoi, nous ? Le dragon n’a jamais mis le pied dans notre ville !
- Tu sais bien qu’il dévore les voyageurs solitaires se rendant de la ville à la ville voisine...
- Qu’il les dévore en paix ! Et nous, retournons d’où nous venons !
- Tais-toi ! Écoute...

Les deux hommes frissonnèrent.
Ils prêtèrent l’oreille un long moment. En vain. Seul, le tintement des boucles des étriers d’argent agitées, telles des piécettes de tambourin, par le tremblement convulsif de leurs montures à la robe noire et soyeuse, trouait le silence.

Le second chevalier se mit à se lamenter.
- Oh ! Quel pays de cauchemar ! Tout peut arriver ici ! Les choses les plus horribles... Cette nuit ne finira-t-elle donc jamais ? Et ce dragon ! On dit que ses yeux sont deux braises ardentes, son souffle, une fumée blanche et que, tel un trait de feu, il fonce à travers la campagne, dans un fracas de tonnerre, un ouragan d’étincelles, enflammant l’herbe des champs. À sa vue, pris de panique, les moutons s’enfuient et périssent piétinés, les femmes accouchent de monstres. Les murs des donjons s’écroulent à son passage. Au lever du jour, on découvre ses victimes éparses sur les collines. Combien de chevaliers, je te le demande, sont partis combattre ce monstre et ne sont jamais revenus ? Comme nous, d’ailleurs...
- Assez ! Tais-toi !
- Je ne le redirai jamais assez ! Perdu dans cette nuit je suis même incapable de dire en quelle année nous sommes !
- Neuf cents ans se sont écoulés depuis la nativité...
- Ce n’est pas vrai, murmura le second chevalier en fermant les yeux. Sur cette terre ingrate, le Temps n’existe pas. Nous sommes déjà dans l’Éternité. Il me semble que si je revenais sur mes pas, si je refaisais le chemin parcouru pour venir jusqu’ici, notre ville aurait cessé d’exister, ses habitants seraient encore dans les limbes, et que même les choses auraient changé. Les pierres qui ont servi à construire nos châteaux dormiraient encore dans les carrières, les poutres équarries, au cœur des chênes de nos forêts. Ne me demande pas comment je le sais ! Je le sais, c’est tout. Cette terre le sait et me le dit. Nous sommes tout seuls dans le pays du dragon. Que Dieu nous protège !
- Si tu as si peur que ça, mets ton armure !
- À quoi me servirait-elle ? Le dragon surgit d’on ne sait où. Nous ignorons où se trouve son repaire. Il disparaît comme il est venu. Nous ne pouvons deviner où il se rend. Eh bien, soit ! Revêtons nos armures. Au moins nous mourrons dans nos vêtements de parade.

Le second chevalier n’avait pas fini d’endosser son pourpoint d’argent qu’il s’interrompit et détourna la tête.

Sur cette campagne noire, noyée dans la nuit, plongée dans un néant qui semblait sourdre de la terre elle-même, le vent s’était levé. Il soufflait sur la plaine une poussière qui semblait venir du fond des âges. Des soleils noirs, des feuilles mortes tombées de l’autre côté de la ligne d’horizon, tourbillonnaient en son sein. Il fondait dans son creuset les paysages, il étirait les os comme de la cire molle, il figeait les sang dans les cervelles. Son hurlement, c’était la plainte de milliers de créatures à l’agonie, égarées et errantes à tout jamais. Le brouillard était si dense, cerné de ténèbres si profondes, le lieu si désolé, que le Temps était aboli, que l’Homme était absent. Et cependant deux créatures affrontaient ce vide insupportable, ce froid glacial, cette tempête effroyable, cette foudre en marche derrière le grand rideau d’éclairs blancs qui zébraient le ciel. Une rafale de pluie détrempa le sol. Le paysage s’évanouit. Il n’y eut plus désormais que deux hommes, dans une chape de glace, qui se taisaient, angoissés.

- Là chuchota le premier chevalier. Regarde ! Oh Mon Dieu !

A plusieurs lieues de là, se précipitant vers eux dans un rugissement grandiose et monotone : le dragon.

Sans dire un mot, les deux chevaliers ajustèrent leurs armures et enfourchèrent leurs montures.
Au fur et à mesure qu’il se rapprochait, sa monstrueuse exubérance déchirait en lambeau le manteau de la nuit. Son oeil jaune et fixe, dont l’éclat s’accentuait quand il accélérait son allure pour grimper une pente, faisait surgir brusquement une colline de l’ombre puis disparaissait au fond de quelque vallée ; la masse sombre de son corps, tantôt distincte, tantôt cachée derrière quelque repli, épousait tous les accidents du terrain.

- Dépêchons-nous.

Ils éperonnèrent leurs chevaux et s’élancèrent en direction d’un vallon voisin.

- Il va passer par là.

De leur poing ganté de fer, ils saisirent leurs lances et rabattirent les visières sur les yeux de leurs chevaux.

- Seigneur !
- Invoquons Son nom et Son secours !

A cet instant, le dragon contourna la colline. Son oeil, sans paupière, couleur d’ambre clair, les absorba, embrasa leurs armures de lueurs rouges et sinistres. Dans un horrible gémissement, à une vitesse effrayante, il fondit sur eux.

- Seigneur ! Ayez pitié de nous !

La lance frappa un peu au-dessous de l’œil jaune et fixe. Elle rebondit et l’homme vola dans les airs. Le dragon chargea, désarçonna le cavalier, le projeta à terre, lui passa sur le corps, l’écrabouilla.
Quant au second cheval et à son cavalier, le choc fut d’une violence telle, qu’ils rebondirent à trente mètres de là et allèrent s’écraser contre un rocher.
Dans un hurlement aigu, des gerbes d’étincelles roses, jaunes et orange, un aveuglant panache de fumée blanche, le dragon était passé...
- Tu as vu ? cria une voix. Je te l’avais dit !
- Ça alors ! Un chevalier en armure ! Nom de tous les tonnerres ! Mais c’est que nous l’avons touché !
- Tu t’arrêtes ?
- Un jour, je me suis arrêté et je n’ai rien vu. Je n’aime pas stopper dans cette lande. J’ai les foies.
- Pourtant nous avons touché quelque chose...
- Mon vieux, j’ai appuyé à fond sur le sifflet. Pour un empire, le gars n’aurait pas reculé...

La vapeur, qui s’échappait par petits jets, coupait le brouillard en deux.
- Faut arriver à l’heure. Fred ! Du charbon !

Un second coup de sifflet ébranla le ciel vide. Le train de nuit, dans un grondement sourd, s’enfonça dans une gorge, gravit une montée et disparut bientôt en direction du nord. Il laissait derrière lui une fumée si épaisse qu’elle stagnait dans l’air froid des minutes après qu’il fut passé et eut disparu à tout jamais.


Ray Bradbury, Un remède à la mélancolie,
collection "Présence du futur", Denoël, 1961 (1948)

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MessagePosté le: Lun 20 Fév - 14:31 (2012)    Sujet du message: Le test Répondre en citant

Je te remercie pour ta lecture et pour ce plaisant commentaire !

Je viens de lire "Le Dragon", que je ne connaissais pas et la comparaison me flatte. Embarassed
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Jackal
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MessagePosté le: Sam 25 Fév - 14:43 (2012)    Sujet du message: Le test Répondre en citant

Héhé, j'ai senti venir la fin quand les bâtiments rouges ont été évoqués. C'est le genre d'histoire que j'aime, bien que je trouve celle-ci un peu trop nébuleuse. Mais plaisante à lire, cela va de soit.
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Thomas_D
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MessagePosté le: Mar 28 Fév - 19:27 (2012)    Sujet du message: Le test Répondre en citant

Sympa ta nouvelle, Krapox.
Et sympa aussi le Dragon de Bradbury.

Comme Lisa, j'ai trouvé quelques imperfections, ça mériterait un peu de travail pour qu'on voit moins venir la chute, mais l'idée est chouette !


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krapox
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MessagePosté le: Mer 29 Fév - 08:29 (2012)    Sujet du message: Le test Répondre en citant

Merci à vous deux.

Je suis prêt à réécrire un peu pour l'améliorer. N'hésitez pas à me dire.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:24 (2018)    Sujet du message: Le test

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